La maison
Environ 80 m², pour deux, sur deux niveaux
Bienvenue dans notre maison Caussenarde, construite en 1833. Située sur le Causse de Sauveterre, à quelques kilomètres à vol de vautours fauves des célèbres Gorges du Tarn.
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01 · Rez-de-chaussée
Le séjour
La grande cheminée du causse, le poêle à bois et la table des repas. À la fin du printemps et à l'automne, quand les nuits fraîchissent sur le causse, on allume le poêle le soir.
- Chauffage
- Poêle à bois, chauffage d'appoint
- Pour se poser
- Séjour et salle à manger


02 · Rez-de-chaussée
La cuisine
Une vraie cuisine équipée, pour cuisiner ce qu'on rapporte du marché.
- Cuisson
- Plaque à induction, four, micro-ondes
- Le reste
- Réfrigérateur, lave-vaisselle
- Cafetière
- Nespresso à capsules et cafetière à filtre


03 · À l'étage
La chambre
Une grande chambre, deux lits de 90 cm réunissables en 180.
- Couchage
- 2 lits de 90 cm, ou 1 lit de 180 cm
- Linge de lit
- Draps et serviettes fournis, lit fait à l'arrivée
- Rangement
- Dressing au rez-de-chaussée


04 · Au-dessus de la cuisine
L'espace détente
Un espace au calme, une petite salle TV et un coin bureau.
- Écran
- Petite salle TV
- Travailler
- Coin bureau
- Internet
- Pas de Wi-Fi au Cros. Sur demande, nous prêtons un petit boîtier 4G qui crée un Wi-Fi dans la maison.



05 · Rez-de-chaussée
La salle de bains
Une grande douche et deux lavabos, le lave-linge à côté.
- Eau
- Grande douche, deux lavabos
- Linge
- Lave-linge
- À part
- WC privatif

06 · Dehors
Le jardin, la terrasse
Le salon de jardin et le barbecue sur la terrasse, la voiture garée devant.
- Dehors
- Jardin, terrasse, salon de jardin, barbecue
- Voiture
- Parking privé
- Animaux
- Acceptés, 3 € par nuit

L'histoire
Le Bastidou, situé dans le hameau du Cros


C'est en 1974, que mes parents ont acheté la maison, il y a donc plus de cinquante ans. Découverte à l'occasion d'une balade, au beau milieu des ronces et des buis, elle allait comme tant d'autres maisons du Causse tomber dans l'oubli. L'affaire ne se présentait pas très bien car il a fallu patiemment retrouver une bonne douzaine d'héritiers, mais la volonté, l'aide concrète d'un des héritiers et l'enthousiasme soulèvent parfois des montagnes.
En l'occurrence ici, il a fallu soulever des lauzes à bout de bras et reconstruire patiemment, en gardant le plus possible l'authenticité de l'habitat. C'est ce que mon père a fait pendant une bonne vingtaine d'années.
À cette époque, beaucoup de familles du Causse de Sauveterre veulent garder leurs biens, et certaines familles (malheureusement) n'ont pas fait grand chose pour sauver de magnifiques corps de bâtiments, totalement détruits aujourd'hui. Peur de voir partir leurs patrimoines, peur de voir s'installer de jeunes post soixante-huitards venus « jouer aux paysans », comme on dit ici.
Lorsque mes parents ont acheté la maison, le hameau du Cros comptait 8 maisons, il n'en reste aujourd'hui que 4, qui sont habitées soit une bonne partie de l'année ou juste pour les vacances.
C'est en 2011, que le Sauveterre devient patrimoine mondial de l'UNESCO, qualifié, tout comme le Causse Méjean, de paysages culturels de l'agro pastoralisme méditerranéen. Malheureusement, les limites de cette protection, n'ont englobé que la partie du Causse autour des très attractives Gorges du Tarn. N'ayant pas cette protection nationale (allez savoir pourquoi) nous retrouvons malheureusement sur le plateau, des constructions récentes, telles que vous avez pu en voir à gauche en entrant dans le hameau. (Sans commentaires.)
Quelques explications sur la signification du mot Sauveterre
Terres sauves, sauveté mise en place par le monastère de Ste Enimie qui rendait ce Causse exempt de toute emprise seigneuriale.
Au moyen-âge, à l'intérieur de cette zone, il était interdit de poursuivre les fugitifs, car il fallait coûte que coûte attirer les populations pour qu'elles se fixent, qu'elles travaillent cette terre ingrate, qu'elles créent des villages et des hameaux et ainsi qu'on tire profit de ce nouvel espace de vie. De nombreux paysans alentours agrandissent leurs propriétés, des vagabonds s'y installent, et quelques poignées de justiciables vont y trouver leur compte et se mettre à l'abri, avec la bénédiction du monastère, une véritable aubaine. Autant dire que les conditions de vie ou plutôt de survie ne devaient pas être simples. Ainsi, vaille que vaille, une vie de labeur allait naître sur ces plateaux arides.
En 1833, on peut facilement imaginer qu'on n'était pas là pour se la couler douce. La vie y est rude, comme partout sur les Causses.
La maison caussenarde
L'altitude (900 m), le vent glacial de l'hiver et la neige, contrastent avec les chaleurs de l'été, tous les ingrédients sont là pour rythmer une vie peut-être simple, mais souvent misérable et rude.
Au Bastidou il y avait du monde : 10 bouches à nourrir, alors dès l'âge de 7/8 ans les garçons doivent quitter la maison pour garder les brebis et travailler aux champs dans une grande exploitation, les filles partiront sans doute un peu plus tard, peut-être servantes dans le joli château de St Saturnin ?
La maison est petite, mais à elle seule, elle concentre les nombreux atouts de l'habitat Caussenard.
Il n'était pas question de gâcher de la terre, et de construire en plein milieu d'un champ. On construit sur des remblais aux alentours des terres cultivables. Ici la maison est construite sur le rocher, dos au Nord (ce qui permet entre autre de garder les denrées périssables, dans une pièce ventilée) et de tirer profit de l'ensoleillement avec des ouvertures plein Sud.
Vivre dans un pays sans eau est un véritable défi pour la population de ces hauts plateaux. Chaque maison possède au moins un puits, voire deux, c'est vital. Ici, il y en a deux : un intérieur pour la cuisine, un extérieur pour le bétail.
En raison d'un sol très perméable, toute l'eau du ciel ruisselle entre les failles, dans un sol karstique (celui qui donne les fameuses lauzes pour les toitures) et qui crée des avens, des gouffres et de nombreuses rivières souterraines. Par temps de pluie, vous entendrez sans doute le goutte à goutte naturel qui va remplir la citerne intérieure (à droite du manteau de cheminée).
La toiture ici est qualifiée de toiture brouillon, on pose les pierres un peu comme ça vient, plus tard dans le temps, les pierres seront taillées et classées par tailles, le visuel sera plus rangé, plus sage.
Ici la pierre est l'élément central de la construction, les murs, les célèbres voûtes et la toiture, tout est minéral. La gamme très variée de calcaire répond à chaque besoin spécifique, larges embrasures de portes ou fenêtres, énormes dalles pour le sol, ou lauzes de toutes dimensions pour le toit.
L'absence de bois robuste empêche la construction de charpentes. De plus, en n'utilisant que de la pierre, on réduisait les risques d'incendies qui auraient été catastrophiques à cause du manque d'eau.
Les ouvertures de la maison sont petites, les murs sont épais, il faut soit garder la chaleur de l'âtre pendant l'hiver, soit rafraîchir les journées torrides d'un été souvent trop court. Tout est pensé pour rendre la vie un peu moins rude.
Chaque hameau, chaque village, a un four à pain. Lieu de vie, de survie et bien sûr de convivialité.
Aux alentours, les champs sont des champs de pierres plus que de terre, alors patiemment on en fait des murets, des limites, des cazelles (petits abris pour les bergers) — on doit vaille que vaille survivre et récolter.
Aujourd'hui le Causse de Sauveterre se reboise, cela est dû en partie au manque de pastoralisation car de moins en moins de brebis paissent en extérieur (concentrées dans de grandes bergeries), plus aucun berger à l'horizon... les brebis nettoyaient les pâturages et les bois, elles mangeaient les glands, les fèves, qui n'avaient pas ou peu le temps de s'enraciner.
Deux petites parcelles étaient rattachées à la maison, une minuscule appelée la Planète et une plus grande, environ 1 hectare, que nous prêtons à un jeune agriculteur, pour y faire paître ses vaches.
Sylvie
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